Le feuillicyclage consiste à déchiqueter les feuilles mortes directement sur votre terrain à l’aide de la tondeuse, puis à les y laisser plutôt que de les ramasser et de les placer dans des bacs ou des sacs. Les petits fragments se décomposent naturellement et nourrissent le sol, ce qui profite à votre pelouse.
Pourquoi pratiquer le feuillicyclage?
- Il enrichit le sol en agissant comme un engrais naturel;
- Il préserve l’humidité du sol tout en favorisant son aération grâce au couvert de feuilles déchiquetées;
- Il contribue à diminuer les émissions de gaz à effet de serre liées au transport des feuilles mortes;
- Il permet d’économiser du temps.
Comment le pratiquer?
- Passez la tondeuse sur les feuilles mortes, idéalement lorsqu’elles sont sèches, peu de temps après leur chute;
- Tondez régulièrement, au fur et à mesure que les feuilles tombent, afin d’éviter qu’elles s’accumulent en une couche épaisse;
- Laissez le gazon être visible entre les fragments de feuilles : une trop grande quantité de feuilles non broyées peut étouffer la pelouse et favoriser l’apparition de maladies;
- Réduisez la hauteur de votre dernière tonte automnale à environ 5 cm.
Vous avez un grand terrain ou plusieurs arbres?
Le feuillicyclage n’est pas toujours possible pour l’ensemble des feuilles, particulièrement lorsque le terrain est grand ou très arboré. Dans ce cas, feuillicyclez une partie des feuilles sur la pelouse, en veillant à ne pas former une couche trop épaisse, puis utilisez le surplus autrement.
Vous pouvez notamment :
- Les déposer dans les plates-bandes, autour des plantes vivaces, des arbustes et à la base des arbres. Elles serviront de paillis naturel, protégeront les racines du froid et enrichiront le sol au printemps;
- Les utiliser au potager, où une couche de feuilles déchiquetées peut protéger le sol durant l’hiver;
- Les déposer dans le bac des résidus verts ou les apporter à l’écocentre.
Un petit conseil de plus
Évitez de feuillicycler ou de composter les feuilles provenant d’un arbre malade, afin de ne pas propager la maladie.