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Cohabiter avec les petits animaux de la faune

Cohabiter avec les petits animaux de la faune

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Par la Régie intermuncipale des Services animaliers de la Vallée-du-Richelieu

Nous avons le bonheur de vivre en zone résidentielle mais dans un décor enchanteur et sur un territoire regorgeant de richesses naturelles : une rivière, une montagne, des terres agricoles fertiles, des grands espaces verts, etc.

Il est souhaitable et tout à fait normal que les animaux de la faune soient présents en grand nombre à Saint-Mathieu-de-Beloeil car nous sommes situés au pied d’une réserve naturelle exceptionnelle. Les citoyens doivent donc partager le territoire et apprendre à cohabiter harmonieusement avec les animaux de la faune car c’est nous qui sommes sur le territoire ! Ils ne sont pas des nuisances et ils assurent un équilibre important dans notre écosystème.

Bien souvent, les petits animaux sauvages sont de passage sur votre terrain mais ne causent aucune dommage et ne déragent pas. Il faut les tolérer tout en évitant de leur fournir nourriture ou gîte.

La cohabitation harmonieuse, le partage du territoire, et le respect de l’animal sont de toute première importance.

Il faut également se rappeler que les animaux de la faune sont des animaux sauvages et nous devons constamment garder nos distances avec ces derniers. Ils sont porteurs de maladies et nous devons éviter tout contact direct avec eux.

Enfin, il est utile de se rappeler qu’il est interdit de tuer ou de capturer un animal sauvage et plusieurs techniques pour les faire fuire sont efficaces. 

Les petits animaux sauvages préfèrent vivre loin de l’être humain mais ils sont toujours à la recherche de nourriture et d’abri. Ainsi, si un petit animal de la faune loge chez vous, c’est qu’il a pu y trouver nourriture ou abri. Pour s’en départir, il faut retirer ce qui attire les animaux : faire fuir temporairement les animaux puis boucher les trous sous votre cabanon ou votre perron et retirer les sources de nourriture. Les animaux se déplaceront naturellement pour pouvoir subvenir à leurs besoins.

Prévention

Pour éviter qu’un animal de la faune établisse sa demeure dans votre cour :

  • Retirez toute source de nourriture de votre terrain : nourriture pour humains, déchets, nourriture pour chiens ou chats, etc.
  • Munissez vos bacs à déchets et à compostage de couvercles hermétiques et d’un système d’attache empêchant un raton laveur ou un chat d’ouvrir le couvercle;
  • Utilisez un dispositif empêchant le bac de poubelle d’être basculé et mettez du naphtalène (boule à mites) dans le fond des poubelles ou un linge imbibé d’ammoniaque sur le dessus car ces odeurs repousseront les animaux;
  • Bouchez tous les trous, dessous et ouvertures de votre cabanon, remise, galerie, garage, perron, grenier, etc. Pour ce faire utilisez de la brique, du mortier, du grillage métallique de 1cm, etc.  Pour empêcher l’accès au-dessous des bâtiments et des perrons il est recommandé d’utiliser un grillage métallique de 1cm et de l’installer tout autour en prenant soin de le plier en L vers l’extérieur (40-50 cm) et de l’enterrer dans le sol à 15 cm de profondeur. L’animal ne pourra donc pas creuser pour avoir accès au-dessous du bâtiment. Le grillage métallique doit être solidement ancré car les ratons laveurs ont une grande dextérité et peuvent ouvrir des bâtiments et des grillages si les mécanismes ne sont pas solidement fermés et fixés;
  • Bloquez l’embouchure de votre cheminée et l’accès à votre entretoit avec du grillage métallique de 1cm;
  • Installez une clôture autour de votre terrain afin d’éviter que des ratons-laveurs, moufettes ou autres animaux de la faune s’y installent. Prenez soin de bien enfoncer la clôture car les petits animaux de la faune creusent des trous sous la clôture;
  • Installez un grillage autour de votre potager afin d’éviter que les lièvres sauvages détruisent vos récoltes;
  • Utilisez des lumières extérieures ou des lumières de sécurité munies d’un détecteur de mouvement afin d’éclairer les endroits fréquentés par les petits animaux sauvages nocturnes ou les surprendre. Ils préfèrent l’obscurité et éviteront ces endroits éclairés;
  • Traitez votre pelouse afin d’éliminer les vers blancs qui sont une source de nourriture convoitée par les moufettes et les ratons laveurs.

Sans nourriture et habitat, votre terrain ne sera pas convoité par les animaux de la faune.

Intervention

Si un animal de la faune a déjà élu domicile dans votre cour, vous devez profiter de leur absence temporaire pour fermer les ouvertures ou trous menant à leur terrier. Ils élueront domicile ailleurs. Pour forcer le retrait de l’animal de son abri, utilisez des répulsifs pour repousser l’animal. Il s’agit de produits qui font appel aux sens de l’animal (la vue, l’ouïe, le goût, l’odorat), soit les épouvantails, la lumière, les sons, le naphtalène aussi connu sous le nom de naphtaline ou boules à mites, le thirame qui est un fongicide à large spectre. Une fois que l’animal aura quitté son abri, colmatez les fentes, bouchez les trous et isolez les bâtiments pour éviter qu’il revienne puis suivez les consignes figurant ci-haut.

Si l’animal est entré dans votre bâtiment ou dans une pièce de votre maison, emprisonnez-le en fermant la porte de la pièce tout en laissant une fenêtre ouverte ou une porte de sortie pour qu’il puisse sortir. Si cela ne fonctionne pas, vous devrez faire appel à un exterminateur car il pourra causer des dommages importants à votre propriété. Ne coincez jamais un animal sauvage dans une pièce sans issue, il deviendra agressif et attaquera.

Si les petits animaux sauvages causent des dommages à la propriété ou s’ils représentent un danger immédiat pour les humains, la RISAVR pourra prêter une cage-trappe au citoyen moyennant un dépôt et effectuera la relocalisation des petits animaux sauvages sur un site identifié par la municipalité.

La RISAVR déplacera l’animal et le libérera plus loin dans la municipalité. Pour ce faire, il faut s’assurer que l’animal n’est pas une femelle en gestation ou qui allaite ses petits. Si c’est le cas, il est fortement conseillé d’attendre la fin de la période de gestation ou d’allaitement avant d’intervenir.

Une fois la demande de relocalisation effectuée, le citoyen devra éliminer les sources de nourriture et d’habitat afin de corriger le problème à la source car la relocalisation des petits animaux sauvages n’est pas une pratique recommandée. Si la nourriture et l’abri sont de nouveau accessibles, un autre animal sauvage viendra s’y loger et ce sera un éternel recommencement.

Enfin, il faut éviter de relocaliser les petits animaux sauvages car chaque déplacement d’animaux sauvages comporte un risque d’introduire de nouvelles maladies ou de nouveaux parasites dans une région où ces derniers sont absents, ce qui représente une menace pour la santé publique et l’agriculture.

Il est fortement recommandé de ne jamais intervenir auprès d’un animal sauvage, même s’il a l’air inoffensif, car celui-ci pourrait vous mordre, vous blesser ou transmettre des maladies. Contactez le personnel de la RISAVR. Ne touchez jamais un animal à mains nues. Si l’intervention est inévitable, portez des gants jetables et désinfectez-vous les mains après l’intervention. Éloignez les enfants et les animaux domestiques afin d’éviter les blessures et la propagation de maladies.

Les animaux sauvages blessés peuvent être porteurs de maladies transmissibles à l’humain ou aux animaux de compagnie. Par conséquent, il est important d’éviter de s’en approcher ou de les manipuler. Le raton laveur et la moufette peuvent être porteurs du virus de la rage qui se transmet aux animaux et aux humains, du Distemper qui se transmet aux chiens domestiques ou ils peuvent être porteurs d’un vers dans leurs excréments qui se transmet à l’humain et provoque des dégâts importants au cerveau. 

Gardez les animaux domestiques éloignés des animaux sauvages en tout temps pour éviter des attaques et la transmission de maladies. Si un contact survient entre les animaux, contactez un médecin vétérinaire pour écarter tout risque de transmission de parasites ou de maladies infectieuses comme la rage, le Distemper qui affecte les ratons laveurs et les moufettes et se transmet aux chiens, etc.

Il est interdit d’amener un animal sauvage dans votre foyer et vous réduisez ses chances de survie et de réhabilitation. Selon le Règlement sur les animaux sauvages en captivité (RLRQ, c. C-61.1, r. 5) et la Loi sur la conservation et la mise en valeur de la faune (RLRQ, c. C-61.1), il est illégal de garder la plupart des animaux indigènes en captivité.

Si vous avez été mordu, griffé ou en contact avec la salive d’un animal sauvage, peu importe son état, vous devez nettoyer la plaie, même si elle est mineure, avec de l’eau et du savon pendant au moins 10 minutes puis contacter Info-Santé au 8-1-1 afin d’obtenir un suivi médical adéquat. Si votre animal de compagnie a été en contact avec un animal sauvage, contactez immédiatement votre médecin vétérinaire qui pourra évaluer son statut vaccinal et les mesures préventives à prendre pour prévenir la rage, le Distemper, la leptospirose, etc.

Nous notons que les citoyens sont bien intentionnés et très sensibles aux animaux, mais la méconnaissance des animaux sauvages provoque souvent des comportements qui mettent en danger et menacent la survie de l’animal plutôt que de lui venir en aide.

Dans la majorité des cas il ne faut pas que l’humain intervienne et il faut laisser la nature suivre son cours. En voulant « sauver » un bébé que vous croyez orphelin, sachez que dans plus de 90 % des cas vous le privez de sa mère et des soins dont il a besoin pour survivre.

La RISAVR conseille aux citoyens d’observer puis de signaler aux autorités compétentes une situation qui semble problématique mais éviter d’intervenir directement.

Si l’animal est alerte, se déplace et tente de s’échapper, vous devez le laisser. Nous intervenons seulement lorsque l’animal est blessé ou malade ou que sa vie est en danger. De plus, il faut éviter de toucher les bébés, et ce, même si vous croyez qu’ils sont abandonnés, car généralement ils ne le sont pas et leur mère veille sur eux même si vous ne la voyez pas.

Il est normal que les bébés de plusieurs espèces animales soient laissés seuls dans le nid durant de longues périodes. Ils ne sont pas abandonnés ou orphelins pour autant. Si vous intervenez en prenant l’animal que vous croyez abandonné ou orphelin, vous compromettez très souvent sa santé et sa survie.

Contactez le ministère des Forêts, Faune et Parcs au 1-800-463-2191 pour une intervention des agents de la faune. En cas d’absence de réponse, contactez la RISAVR.

Si vous découvrez un animal sauvage blessé qui présente des problèmes de coordination ou des problèmes respiratoires ou qui est agressif, communiquez avec le ministère des Forêts, Faune et Parcs au 1-800-463-2191 pour une intervention des agents de la faune.

La RISAVR peut également venir en aide aux animaux de la faune blessés.

Pour plus d’information : www.risavr.ca

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